Michel-Edouard Leclerc :  Réduire les écarts de prix avec la métropole

Dix ans après l’implantation de son enseigne sur l’île, Michel-Edouard Leclerc est venu sur l’île, mi-octobre, pour dresser un bilan mais surtout parler d’avenir et de pouvoir d’achat. Son nouveau combat : traquer les écarts de prix anormaux entre la Réunion et la métropole. Il s’est confié à Leader Réunion, aux côtés de Pascal Thiaw Kine.

Michel-Edouard Leclerc : « A la Réunion comme en métropole, nous avons d’autant mieux entendu la demande sociale formulée lors du mouvement des gilets jaunes que nous sommes sur la même ligne : défendre le pouvoir d’achat. À la Réunion comme en métropole, nous revisitons en permanence tous les circuits intermédiaires avec un objectif : faire baisser les prix. Pascal Thiaw Kine a toujours dit qu’il prendrait le temps nécessaire pour cela, mais qu’il le ferait. Il y a eu le temps de l’apprentissage, puis celui du développement, en faisant la promesse du prix le plus bas. Nous pouvons maintenant avancer un chiffre. En moyenne tout au long de l’année, E.Leclerc applique des prix inférieurs de 4,9 % par rapport à ceux pratiqués par ses concurrents. Mais aujourd’hui, être le moins cher n’est plus l’essentiel. Il nous faut, pour la prochaine décennie, prendre l’engagement de réduire les écarts de prix avec la métropole. C’est ce que veulent aujourd’hui les consommateurs ».

Leader Réunion : La grogne contre la vie chère est toujours vive à la Réunion. Comment pouvez-vous y répondre ?

Leader Réunion : Comment comptez-vous y parvenir ?

M-E L : « D’abord, il faut institutionnaliser la mesure de ces écarts, puis mettre à plat toute la chaîne de la création de valeur. Nous verrons alors comment les coûts s’additionnent et repérer les incohérences. Il est normal que certains produits soient plus chers qu’en métropole. Quand on décide d’acheter un fromage blanc qui a voyagé par avion, il est inévitable de le payer plus cher. Mais quand il le faudra, nous irons gratter le moindre centime, en travaillant avec les fournisseurs et sans oublier la dimension institutionnelle, puisque dans l’écart de prix il y a les coûts d’approche mais aussi l’octroi de mer. Sur ce sujet, il faut se poser les bonnes questions. Chacun doit jouer sa partition et prendre sa responsabilité, nous allons jouer notre rôle avec notre conviction habituelle ».

Leader Réunion : La recherche du prix le plus bas, voire la remise en cause de l’octroi de mer, ne risquent-elles pas de menacer la production locale ?

M-E L :« La production locale doit également prendre sa responsabilité pour créer un nouveau rapport de confiance avec la population. Elle y parviendra en rendant ses outils de production plus compétitifs, en élargissant ses séries et en augmentant ses volumes, notamment en trouvant de nouveaux débouchés à l’export. Elle ne doit pas se contenter du confort du seul marché local et nous sommes prêts à l’aider à trouver de nouveau débouchés en métropole ».

Pascal Thiaw Kine : « Nous sommes également prêts à soutenir l’émergence de nouvelles formes de commerce, en coopérant avec le monde agricole pour valoriser les circuits courts, quitte à créer notre propre concurrence. De même, nous sommes disponibles pour accompagner la création de coopératives de commerçants indépendants. Nous sommes en phase avec le plan de lutte contre la vie chère présenté par le préfet en septembre dernier. »

Michel-Edouard Leclerc avec Pascal Thiaw Kine, président du Groupe Excellence.

Leader Réunion : Alors que l’Autorité de la concurrence s’apprête à étudier le dossier, que pensez-vous du rachat de Vindémia par le Groupe Bernard Hayot ?

M-E L :« Je constate que les groupes de distribution qui rencontrent aujourd’hui des difficultés sont ceux qui n’ont pas d’ancrage territorial, à l’inverse de Leclerc, de Système U ou d’Intermarché. Les grands groupes intégrés comme Casino, Carrefour ou Auchan ont fait entrer dans leur capital des financiers purs, nous ne faisons par le métier de la même manière. Ce serait dommage que le commerce réunionnais confie son sort à un groupe comme celui-là. Je pense qu’il faut des Réunionnais à la tête de la distribution réunionnaise ».

Pascal Thiaw Kine : « Ne confondons pas préférence régionale et ancrage territorial. Une entreprise doit en permanence se poser la question de ce qu’elle peut et doit faire pour son territoire ».

Leader Réunion : Dix ans après, quel bilan dressez-vous de votre implantation à la Réunion ?

M-E L :« Nous ne sommes pas arrivés à la Réunion en territoire conquis. Ce sont deux familles, qui avaient déjà démontré bien des qualités, qui ont fait appel à notre Mouvement, à notre enseigne. J’aime beaucoup Joseph Chong Fah Shen, je trouve que l’histoire de sa famille est proche de celle de mes parents. J’ai vu chez lui des choses qui m’ont rappelé l’épicerie de Landerneau, j’ai eu un coup de cœur. Joseph est un authentique self made man. Avec sa fille Catherine, il forme un tandem d’une grande cohésion. Quant aux Thiaw Kine, ils ont été les inventeurs de Leader Price, version Réunion, avec une vision très personnelle. Les deux avaient déjà évolué vers un commerce très moderne quand nos équipes se sont rencontrées. Nous n’étions pas dans une relation de dépendance, de franchiseur à franchisé, mais tout simplement en bonne compagnie, avec des hommes et des femmes ayant des ambitions entrepreneuriales et une vision de l’avenir de leur métier.

Dix ans après, nous ne sommes qu’à l’aboutissement de nos premiers projets. On est encore dans l’adolescence, dans la fraîcheur, dans l’innovation. Un changement d’enseigne nécessite de changer de culture, de logistique, on se fait eng… par le client qui ne trouve plus sa marque familière ! Il faut alors faire preuve d’une grande capacité d’adaptation. Dans ces moments-là, les heures passent vite, la cohésion familiale est un véritable atout, parce que l’actionnariat et le management ne font qu’un, il n’y en a pas un qui attend l’autre au tournant…

Il a bien fallu deux ou trois ans pour intégrer tous ces changements. Dans les Leclerc Express, nous avons dû travailler dur pour tenir la promesse des prix bas toute l’année et nous y sommes arrivés : des supermarchés ont réussi à être moins chers que des hypermarchés ! Puis deux ou trois autres années de tâtonnements ont été nécessaires pour choisir les voies du développement. On a réfléchi en marchant. Pascal, au début, ne voulait pas aller vers l’hypermarché. Puis le moment est venu, avec Le Portail et son hypermarché à taille humaine, intégrant le non alimentaire par petite touche : un hypermarché qui ne ressemble pas à ceux des grands groupes internationaux ».

Leader Réunion : Le Portail accueille notamment le premier Espace culturel Leclerc de la Réunion… 

M-E L : « Il existe déjà 215 Espaces culturels Leclerc en métropole. C’est un combat personnel. Derrière chaque consommateur il y a un citoyen, derrière chaque commerçant aégalement. Nous voulons être bon dans la consommation, dans la production, mais notre horizon ne se limite pas à l’échange de marchandises. Nous sommes des épiciers sentimentaux qui ont soif d’idéal, pour paraphraser Alain Souchon ! »

Pascal Thiaw Kine : « Nous voulons aider les créateurs à vivre de leur talent et de leurs œuvres, en conciliant culture et économie. La culture est un secteur de l’économie à part entière, avec une offre qui ne doit pas être seulement publique. Le privé doit se positionner. La partenariat public-privé que nous avons noué pour le festival Réunion Métis, fin septembre à Saint-Paul, a démontré qu’il était possible, ensemble, de créer une œuvre collective de très bon niveau, en mesure de faire rayonner la Réunion. Le fonds de dotation Réunion des Talents, tout comme notre Espace culturel et notre salle Kaz’Art du Portail, portent cette ambition. À Saint-Joseph, à défaut d’Espace culturel, nous souhaitons amener les artistes dans la galerie marchande, pour les rendre accessible au public ».

Fonds Réunion des Talents : l’ambition culturelle

Lancé en 2018, le fonds de dotation Réunion des Talents se donne pour mission de faire émerger des nouveaux talents Réunionnais dans le domaine culturel.

Nathalie Thiaw Kine, Présidente de «Fonds Réunion des Talents», Michel-Edouard Leclerc et l’artiste-peintre Richard Riani dont une partie des oeuvres était exposée dans la salle Kaz’Art du Portail

Le succès du festival Réunion Métis, fin septembre sur le front de mer de Saint-Paul, a conforté Pascal Thiaw Kine dans sa conviction : le secteur privé, en trouvant des partenariats avec le public, peut contribuer à l’émergence des talents et à la structuration de la filière culturelle réunionnaise. Le patron du groupe Excellence a été l’initiateur de la manifestation, inspirée de l’événement mauricien Porlwy by light, et Réunion des Talents en a été un des principaux soutiens financiers. Le fonds de dotation a été créé en janvier 2018. Il est aujourd’hui animé par Nathalie Thiaw Kine et a défini sa feuille de route, avec pour objectif de soutenir la culture sous toutes ses formes : arts visuels, rencontres artistiques, peinture, sculpture. Pour cela, Réunion des Talents se propose d’accompagner des jeunes talents réunionnais, les aider à faire connaître leur art et à vivre de leur talent, mais aussi de mettre à la disposition de la production locale des moyens financiers, matériels et humains.

Le fonds de dotation souhaite attirer de nouveaux partenaires, en rappelant que toute entreprise peut réduire de son impôt sur le bénéfice jusqu’à 60 % du montant de son don et bénéficier de contreparties économiques, en nature ou en communication, dans la limite de 25 % de la valeur de son don.

Réunion des Talents peut également s’appuyer sur l’atelier Kab’Art, inauguré en octobre 2018 au-dessus de l’espace culturel Leclerc du Portail, sur 200 m², conçu pour faire se rencontrer les artistes et le public. L’Espace culturel du centre commercial du Portail, qui a ouvert ses portes en octobre 2016 sur 1 000 m2, est la première déclinaison réunionnaise des Espaces culturels E.Leclerc (produits culturels et matériels associés), dont l’ambition est « de donner accès à la culture au plus grand nombre ». Il en existe déjà plus de 200 en métropole. L’enseigne souhaite également développer à la Réunion une plate-forme internet permettant d’acheter des produits en ligne et de venir les retirer au point retrait de l’Espace culturel du Portail.

Produits frais : la stratégie des Alliances locales

Une cinquantaine de producteurs de fruits et légumes ont signé des contrats avec les magasins E.Leclerc de l’île. Ils y gagnent en visibilité, les commerçants sécurisent pour leur part, leur approvisionnement.

A partir de 2012, les magasins E.Leclerc de la Réunion ont commencé à décliné le concept des Alliances locales, lancées deux années plus tôt par l’enseigne en métropole. Il consiste en un contrat d’approvisionnement sur un ou plusieurs produits entre un producteur et le distributeur. L’agriculteur, qui a été sélectionné en fonction de la qualité de ses produits et de sa fiabilité, s’engage à approvisionner un ou deux magasins Leclerc à un prix négocié qui « garantit une rémunération juste au producteur et l’écoulement de sa production », assure le distributeur. Les contrats sont négociés annuellement, les délais de paiement convenus contribuent à l’amélioration de la trésorerie des exploitations, qui peuvent bâtir des projets à plus long terme et susciter plus facilement la confiance de la banque. 

Le distributeur sécurise pour sa part son approvisionnement et limite les risques de rupture de stock. La formule a également l’avantage de favoriser les circuits courts : un magasin a intérêt à contractualiser avec un producteur de son secteur. Le contrat d’« alliance » a également l’avantage de garantir la traçabilité du produit et de rassurer le consommateur.

Carottes, bringelles, mangues, tangors… Une cinquantaine de producteurs se sont déjà engagés dans une telle alliance. La formule s’étend progressivement aux produits transformés (confitures, pâtes de piment…). Plus de 1 000 tonnes de produits locaux sont ainsi valorisées dans les magasins E.Leclerc de l’île.

L’ananas Victoria en fer de lance à l’export

Lors de son passage à la Réunion, mi-octobre, Michel-Edouard Leclerc a signé un accord de partenariat avec des producteurs d’ananas Victoria. Objectif : exporter dix tonnes de fruits par semaine, soit le double du volume actuel, sous la marque « Nos régions ont du talent ». Aux côtés du distributeur, un producteur est venu témoigner de ses projets de développement, permis par les perspectives de chiffre d’affaires supplémentaires à l’export. Il travaille notamment sur la mise au point d’une machine permettant de récolter les ananas.

Le projet, soutenu par le fonds Réunion des Talents, pourrait aboutir dès l’année prochaines. La mécanisation de la récolte est un des principaux de la filière ananas, confrontée à une pénurie de main-d’œuvre en raison de la pénibilité des tâches de plantation, d’entretien et de ramassage des fruits.

Talents Réunion, pour valoriser le meilleur de l’île

Profiter de l’appartenance à un réseau national pour exporter le meilleur de la production réunionnaise : E.Leclerc s’attelle depuis 2013 à ce projet qui n’est pas aussi simple qu’il n’y paraît. Cette année-là, une première opération d’exportation de fruits péi était organisée, en partenariat avec les magasins E.Leclerc de Normandie. En 2016, l’opération prenait de l’ampleur. 10 centrales d’achat de métropole recevaient des produits locaux estampillés « Talents Réunion », une cinquantaine de produits alimentaires de tradition réunionnaise étaient référencés dans les magasins. En 2016, plus de 60 tonnes de fruits locaux (letchis, mangue, ananas et fruit de la passion) ont été exportées dans 300 magasins sur l’ensemble de l’Hexagone. En 2017, la centrale d’achat de Normandie s’est engagée sur une opération de fin d’année avec trois pages en catalogue consacrées aux produits réunionnais. 56 produits Talents Réunion ont été référencés dans 37 hypermarchés E.Leclerc de la région.

E.Leclerc à la Réunion : 10 ans de marche en avant 

En septembre 2008, un accord est officiellement signé entre le Mouvement E.Leclerc et les familles Thiaw-Kine et Chong Fah Shen. La première exploite 14 magasins Leader Price (9 supermarchés et 5 supérettes) sur l’île, la seconde 2 hypermarchés Champion. Les premières enseignes E.Leclerc sont annoncées pour la fin du premier trimestre 2009. Michel-Edouard Leclerc annonce la couleur : il va « faire baisser les prix de l’ordre de 10 % », dans une île où la grogne contre la vie chère créée un bruit de fond permanent. Quelques semaines plus tôt, Yves Jégo alors secrétaire d’État à l’Outre-mer a signé une charte avec les représentants de la grande distribution locale : ces derniers s’engagent à participer « activement à l’amélioration du pouvoir d’achat » des Réunionnais. L’Observatoire des Prix et des Revenus avait été installé en juillet 2007.

2009

Le 6  mars 2009, Michel-Edouard Leclerc est de retour à la Réunion pour inaugurer le Centre E.Leclerc du Butor, à Saint-Denis, hypermarché jusqu’alors sous enseigne Champion. L’hypermarché Champion du Tampon devient également un Centre E. Leclerc alors que les anciens Leader Price passent sous enseigne E.Leclerc Express. Le climat social est tendu. Le mois précédent, le Collectif des organisations syndicales, politiques et associatives de la Réunion (Cospar) a été constitué pour protester contre la vie chère et porter une liste de revendications visant à améliorer le pouvoir d’achat.

Le 7  mars, le Cospar commence à bloquer l’accès de nombreuses grandes surfaces, dont plusieurs magasins Leclerc. Le mouvement fait écho à celui lancé en début d’année aux Antilles, sous l’impulsion du collectif guadeloupéen LKP (Lyannaj kont pwofitasyon).

Michel-Edouard Leclerc surfe habilement sur la vague de mécontentement, en ne la condamnant pas et en disant espérer « apporter des solutions concrètes aux problèmes de pouvoir d’achat des Réunionnais ».

2011

Leclerc a pris ses marques et peut commencer sa marche en avant. Les magasins E. Leclerc Express de Palissade, à Saint-Louis, et de Saint-Joseph sont entièrement rénovés et deviennent de véritables supermarchés

2012

De 13 % en 2009, la part de marché de Leclerc dans la grande distribution est passée à 16 %. Le Leclerc Express de Savanna, à Saint-Paul, est rénové à son tour. Le 30  mai 2012, Michel-Edouard Leclerc vient inaugurer un nouveau magasin, à la Ravine-des-Cabris (Saint-Pierre). D’une surface de 2 500 m², il est le premier construit directement sous enseigne E.Leclerc et le troisième hypermarché du réseau réunionnais.

2013

Le centre Leclerc du Tampon-centre s’agrandit. Sa surface passe de 1 800 m² à 3 000 m² et il s’enrichit d’une petite galerie commerciale de 1 000 m², accueillant 11 boutiques.

2014

En mars  2014, un nouveau magasin E. Leclerc Express ouvre ses portes, à Bras-Panon, sur une surface de 1 400 m².

En juillet, E. Leclerc Réunion ouvre son premier centre commercial, sur la zone du Portail, au bord de la route des Tamarins à Piton Saint-Leu. L’hypermarché s’étend sur 4 500 m2, la galerie marchande accueille 26 boutiques et l’ensemble propose 700 places de parking. Le Groupe Excellence a investi 11,5 millions d’euros dans sa mise en place, dans des locaux loués à CBo Territoria. 200 emplois directs ont été créés dans l’hypermarché, les boutiques de la galerie marchande employant environ 80 salariés.

2015

L’hypermarché E.Leclerc du Butor, à Sainte-Clotilde, est entièrement remis à neuf.

2016

Le premier Espace Culturel E.Leclerc réunionnais ouvre ses portes en octobre 2016, dans la galerie du centre commercial de Portail. Livres, CD, multimédia… sur une surface de vente de plus de 1 000 m².

Dans le courant de l’année, les E.Leclerc Express de la Plaine-des-Cafres et de Tampon 400 sont rénovés.

2017

La magasin E.Leclerc Express de Rivière-des- Pluies est totalement réaménagé, au prix de quelques jours de fermeture.

2018

La modernisation des magasins se poursuit. En mai  2018, celui du Port rouvre ses portes après trois semaines de fermeture et une rénovation en profondeur.

Le magasin historique de la famille Thiaw-Kine, rue Monthyon à Saint-Denis, fête son 40ème anniversaire. Il est rénové pour l’occasion.

2019

Un nouveau centre commercial initié par Leclerc ouvre ses portes à Saint-Joseph sur la ZAC Les Terrass, au-dessus de la nouvelle voie de contournement du centre-ville. Il est inauguré le 19  septembre. L’hypermarché E.Leclerc s’étend sur 4 500 m2, la galerie commerciale accueille 22 boutiques.

Le centre commercial comporte également quatre moyennes surfaces, sur 4 700 m2 et propose 890 places de parking. L’opération immobilière a été portée conjointement par CBo Territoria et le groupe Excellence de Pascal Thiaw-Kine. La municipalité de Saint-Joseph a soutenu le projet de centre commercial, afin de stopper l’évasion des consommateurs du Sud sauvage vers les grandes surfaces de Saint-Pierre, tout en obtenant le maintien du Leclerc Express dans son centre-ville.

2020

L’ouverture du centre commercial de la Réserve, à Sainte-Marie, est annoncée pour le deuxième trimestre 2020. Porté par la famille Chong Fah Shen. L’ensemble s’étendra sur plus de 21 000 m2.

Le 17ème magasin Leclerc de l’île sera un hypermarché de 4 000 m2. La galerie commerciale accueillera 35 boutiques, un pôle de restauration ainsi qu’une moyenne surface de 2 000 m2 dédiée à l’équipement de la personne. Le parking aura une capacité de 1 000 places, dont 250 en sous-sol.

Propos recueillis par Bernard Grollier






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